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Rick Dangerous

Rick Dangerous

Je vais vous parler d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître... c'est celui qui a vu naître et prospérer un mythique petit jeu de plateformes, appelé Rick Dangerous, inspiré des personnages et décors du film de Spielberg, les Aventuriers de l'arche perdue. C'était en 1989. Le jeu fut le premier grand succès d'un studio qui venait de naître lui aussi, Core Design, plus connu aujourd'hui comme le développeur de la série des Tomb Raider et inventeur de son personnage fétiche, Lara Croft.
Bien sûr il y a un monde entre la 3D de Tomb Raider et la 2D pixelisée de Rick Dangerous. Et pourtant, en jouant à ce jeu aujourd'hui, on sent bien la filiation et on comprend que Tomb Raider lui doit beaucoup...

J'ai joué à Rick Dangerous, si mes souvenirs sont bons, sur un Atari ST. Je me rappelle très bien avoir été rebuté par sa grande difficulté et j'ai laissé tomber bien avant d'atteindre le second niveau. Par contre, certains de mes amis ont été de vrais fans de ce jeu.  Rick Dangerous se déroulait dans 4 environnement différents : à l'intérieur d'un temple Inca, en Amazonie, dans une pyramide égyptienne, dans un château occupé par les nazis et dans une base de lancement de V2. On reconnaît clairement, par ces choix, les clins d’œil appuyés au film de Spielberg. Le tout forme un ensemble assez monumental, qui exigeait beaucoup d'heures pour l'explorer en totalité. Si vous voulez en avoir une idée complète, rendez-vous sur le site «Rick Dangerous Forever», où les quatre parties sont entièrement cartographiées...

La difficulté de Rick Dangerous est sa marque distinctive. Le joueur ne dispose que de six vies, vite épuisées par les nombreux décès auxquels il lui est impossible d'échapper, d'un pistolet avec quelques balles (qu'il faut économiser car si on en trouve de ci, de là, elles sont plutôt rares) et d'un petit stock de bâtons de dynamite, précieux dans certaines situations. Non seulement des ennemis nombreux cherchent à lui nuire mais l'environnement est parsemé de pièges dont la plupart ne peuvent être repérés à l'avance. De plus, il n'y a pas de possibilité de sauvegarde. Après chaque mort, on redémarre au dernier checkpoint, jusqu'à  la dernière vie. Puis on est contraint de reprendre le jeu au début du niveau. Mourir et mémoriser les pièges et difficultés des lieux fait littéralement partie du jeu. Ainsi, les joueurs qui veulent progresser sont condamnés à devenir des experts, connaissant chaque recoin et maîtrisant au pixel près chaque séquence pour passer et avancer. Ce n'est pas un jeu pour tous le monde.

Aujourd'hui, Rick Dangerous est devenu abandonware. Certains en ont profité pour le cloner, tout à l'adaptant à nos machines modernes. J'en connais au moins trois versions différentes dont toutes reproduisent le jeu à l'identique. Enfin, pour être plus précis, les décors, les personnages d'origine et le contenu des tableaux sont parfaitement identiques ; techniquement, par contre, chaque version bénéficie d'améliorations, notamment d'une résolution plus élevée et de textures adoucies pour s'approcher des standards actuels. Le «gros pixel» fait partie du charme de ces remakes de jeux anciens, mais jusqu'à un certain point seulement. En revanche, tous ont conservé la musique d'origine, très «synthétique années 80».
Les ordinateurs de l'époque n'étant pas équipés de souris, le gameplay en découle et désarçonne un peu aujourd'hui. Les touches fléchées servent à se déplacer, sauter (haut) et s'accroupir (bas). Pour tirer, il faut une séquence CTRL (ou Espace) et haut ; pour poser un bâton de dynamite, CTRL (ou Espace) et bas... Bien sûr, avec un peu d'entraînement on y vient ou revient sans difficulté.

Rick Dangerous version 32 Ko

C'est le clone le plus ancien, qui est né d'un défi assez loufoque, en vogue il y a quelques années, consistant à faire tenir le remake d'anciens jeux dans un fichier d'au maximum 32 kilo-octets. Aussi incroyable que ça puisse paraître, les auteurs ont réussi à faire rentrer Rick Dangerous dans ce format. Vous le trouverez sur ce site. Les commandes du jeu sont : touches fléchées pour se déplacer, sauter, grimper et s'accroupir. CTRL et flèche haut pour tirer, CTRL et flèche bas pour la dynamite. Les contraintes de poids ont obligé les auteurs à sacrifier les sons. Il ne reste donc que la musique.


Rick Dangerous version X Rick

Ce clone a été longtemps le remake le plus abouti du jeu. Un programmeur français, Pierre Marie Baty, s'est servi de ses sources pour l'améliorer encore (voir plus bas). Néanmoins, je trouve au moins un avantage à utiliser cette version : elle s'exécute dans une fenêtre Windows, et non en plein écran, ce qui donne une sensation de finesse au décor et nous rapproche de son aspect d'origine. Dans cette version, la touche Espace remplace CTRL. J'oubliai... le programme a aussi été porté sur Linux. Téléchargement pour Windows et Linux ici...


Rick Dangerous version  Pierre Marie Baty

Avec cette version, qui est une amélioration de X Risk, la copie est désormais parfaite : résolution plus élevée, textures améliorées, nombreux bugs corrigés, compatibilité accrue avec toutes les versions de Windows, prise en compte des joysticks et gamepads... Je ne lui ferais qu'une critique : le jeu s'affiche en plein écran, sans possibilité de revenir à un mode fenêtré. Ceux qui utilisent Linux déploreront également que Pierre Marie Baty ne leur propose pas une version pour cet OS. Téléchargement ici...

Note : ****

 




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