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Les simulations > Simulations automobiles

VDrift

Après avoir testé puis recalé un grand nombre de jeux, je me suis rabattu sur VDrift, dont les trailers m'ont donné envie d'en savoir plus. Et qui me laissait espérer pouvoir enfin rajouter un titre nouveau à Robinson Spécial Jeux Gratuits. Le bilan est en demi-teinte et je me contenterai d'un test en bref, sans entrer dans le détail du fonctionnement du jeu comme je le fait d'habitude.

Titre

Genre

Plateformes

Note

 

VDrift

Simulation automobile

Windows

***

 
 


Une simulation open-source qui se veut réaliste


La première version de VDrift a été proposée il y a une dizaine d'années (en 2005) par Joe Venzon, un amateur de Gran Tourismo qui avait toutefois été déçu par le moteur physique du jeu, l'estimant trop peu réaliste. Il a alors adapté le moteur Vamos Automobile Simulator, plus proche de la réalité, à qui il a adjoint un moteur de rendu 3D qui donnait des résultats corrects.
L'idée était de proposer un jeu de simulation automobile très réaliste sur le plan du comportement des véhicules, ouvert à une communauté de développeurs et qui pourrait être adapté facilement sur un grand nombre de plateformes. De fait, depuis ses débuts, le jeu tourne sur Windows, Linux, BSD et Mac Os.
En 2012, la communauté à livré une nouvelle version de VDrift dotée d'un moteur physique revue de A à Z et de graphismes qui, bien que loin des standards des jeux récents du commerce, sont tout de même passables.
Bien, à présent je vais passer en revue quelques points et vous déciderez d'aller plus loin ou non avec ce jeu.

 
 
 
 

Réalisme de conduite

Tout d'abord, le comportement des véhicules est effectivement très réaliste. J'aurais tendance à dire : trop.  Un bonne simulation automobile résulte toujours d'un équilibre entre respect de la réalité et concessions nécessitées par le fait qu'on est devant un écran d'ordinateur et non sur une piste, à l'intérieur d'une vraie voiture. VDrift fait très peu de concession. Moi qui ai conduit des karts de compétition, petits monstres développant 30 ch pour un poids de 80 kg, je ne me souviens pas d'avoir jamais eu autant de difficulté à leur faire suivre la piste que les voitures de ce simulateur ! Mes débuts ont été cauchemardesques. Je n'arrivais tout simplement pas à piloter la Shelby Cobra que j'avais choisie pour mes premiers tests. Au moindre appuie sur la pédale de frein, la voiture partait dans le décor. Même le simple fait de relâcher l'accélérateur suffisait à déstabiliser la voiture et à l'envoyer valser. Impossible de négocier correctement le moindre virage.

 
 
 
 

Après avoir passé beaucoup de temps à régler mon volant, puis les différents paramètres du jeu (Abs activé, traction contrôle activé, etc), j'ai abandonné la Shelby, voiture mythique mais vieillotte et probablement très difficile à conduire en vrai sur un circuit de F1. J'ai testé beaucoup d'autres voitures et mon choix a fini par s’arrêter sur la monoplace de type F1, de loin la voiture la plus facile et la plus agréable du jeu.
Malgré tout, la conduite restait excessivement technique et la moindre erreur se traduisait par un tête à queue ou bien par un tiré tout droit. Il est clair que sur ce point les amateurs d'hyper-réalisme ne seront sûrement pas déçus. D'un autre coté, ils seront probablement chagrinés de découvrir qu'il n'y a aucun réglage possible des voitures proposés.
Quoi qu'il en soit de vos goûts en la matière, ne lancez le jeu qu'avec un bon volant, doté d'une grande résolution. Pour ma part j'ai plusieurs volants mais j'ai utilisé pour le test un Génius F1 Racing Wheel, petit objet sympathique très vite mis en batterie, pas mal du tout mais dont les pédales manquent un peu de précision. Résultat : sans l'ABS activé, blocage des roues à tous les coups !

 
 
 
 

Modes de jeux

Vdrift ne propose que deux modes de jeux : entraînement solo et course simple, en local. Pas ou peu de fioriture ou d'option. Le véritable intérêt d'un simulateur comme VDrift serait de pouvoir affronter un adversaire humain en ligne. Une possibilité malheureusement totalement absente. Affronter les adversaires proposés par l'ordinateur ne m'a pas paru vraiment passionnant. J'ai lu quelques part que leur IA était assez développée... Ce n'est pas le sentiment que j'ai tiré de mon expérience.
Si j'ai bien compris, un module Multiplayer a été implanté sur des versions plus anciennes mais, pas vraiment au point, a été retiré. Aux dernières nouvelles, la communauté des développeurs travaille dessus et on peut espérer un vrai Multiplayer dans une prochaine version.

 
 
 
 

Un concept hésitant

Le nom du jeu (drift signifie dérive, glissade) laisse entendre que les joueurs vont pouvoir s'exercer à des figures de style, avec virage pris tout en glissade et maîtrise de la dérive des véhicules. Mais plutôt que de proposer des circuits fun, avec des surfaces au grip différents (terreuses, neigeuses, gravillonnées, bosselées, mouillées...) tous les circuits sont des reproductions des grands classiques de la course automobile : Paul Ricard, Monaco, Estoril, Le Mans, Monza... qui ne laisse guère de place à la fantaisie.

Il y a bien un circuit "garage", qui aurait pu être l'équivalent du "car park" de Live for speed, un lieu où expérimenter des demi-tours au frein à main, les dérapages contrôlés... Mais ce n'est qu'un garage avec rien autour.
Les courses ne sont pas passionnantes car elles s'effectuent soit contre des voitures de tout type, choisies aléatoirement (vous choisissez la mini Cooper et, au démarrage, vous voyez une F1 vous passer devant !) ou toute identique à la votre, couleur comprise.


Un Replay qui ne marche pas

Autre inconvénient : il y a une fonction Replay dont je n'ai pas réussi à tirer quoi que ce soit. Selon la documentation il faut lancer le Replay depuis le menu principal, puis démarrer une course et le replay suit automatiquement. Tout ce qui se passe ensuite est enregistré mais pendant une durée assez limitée. Un fonctionnement déjà bien rustique mais qui ne marchait pas pour moi. C'est peut-être lié à ma configuration, mais comme je n'avais pas l'intention de perdre du temps à faire des essais sur une autre machine...

 
 

Graphismes

Du point de vue graphique, le jeu s'en sort, sans plus. Le résultat est comparable à ce qui se faisait dans le commerce au début des années 2000. Ca me rappelle assez Live for speed, mais en moins bien. Les vue cockpit et capot sont sommaires. Dans la mesure où VDrift est essentiellement une simulation et non un jeu d'arcade, ça n'est pas réellement un problème. Enfin, on peut quand même rêver mieux.
Par contre, le jeu est réputé pour tourner même si des machines très poussive si vous baissez sensiblement les paramètres de rendu. D'ailleurs, tout à fait entre nous, il n'y a pas une différence énorme, sur la machine que j'ai utilisé pour le test, entre "tout à fond" et "tout moyen".

Circuits et voitures

La dernière version du jeu a incorporé 16 voitures, dans des genres très différents. Droit de propriété oblige, les marques ne sont pas citées mais on les reconnaît facilement : quelques mythiques (La Shelby Cobra, une Ferrari Modena, une Lamborghini Muira, une Ford GT40), des grandes sportives récentes (Audi TT, Lotus Elise, Nissan 350Z, Honda S2000), deux monoplaces (une vieille Lotus et une F1 moderne) et des voitures de grande série sportives (vielle et nouvelle Mini, Mazda RX7, Toyota Celica et Levin).

Les plus faciles à conduire sont les deux monoplaces et la Ferrari.

Par ailleurs, il y a huit circuits, chacun pouvant être abordé dans un sens ou dans l'autre, tous reproduisant des circuits de compétition très connus. Pas de circuits fantaisistes où s'amuser un peu, ni de parcours genre spéciale de rallye.
On trouve sur Source Forge une trentaine de voitures et de circuits supplémentaires. Malheureusement, ils ne sont sont pas faciles à récupérer car aucune archive n'est proposée. Il faut télécharger tous les fichiers un par un, ce qui est long et fastidieux. Et j'ai la nette impression que beaucoup ne sont plus utilisables avec la dernière mouture du jeu car mon VDrift n'a accepté aucune des trois ou quatre voitures que j'ai téléchargé et deux circuits seulement sur 5 ou 6.


Le circuit de Monaco, pourtant chargé de détails, est  très réussi et m'a procuré un vrai plaisir de conduite. Par contre celui du Mans laguait au démarrage, au point qu'il était inutilisable. Pas de problème avec les autres circuits.
Parmi ceux téléchargé sur Internet, l'un fonctionnait très bien, le modèle "Week-end" (ci-contre), circuit montagneux avec des montées et des descentes spectaculaires et deux longs tunnels. Le seul qui semble échapper un peu à la sévérité qui semble être de règle dans la communauté des développeurs.

La mini-carte des circuits marche plus ou moins bien. Celle de Paul Ricard est complètement fausse.

Pour télécharger des voitures, c'est ici.
Et pour les circuits, c'est là.

J'ai trouvé quelques circuits encapsulés dans des archives sur ce site. Aucun n'a fonctionné chez moi.  

Commandes et options

Bon point par contre qui m'a permis de beaucoup améliorer le confort de conduite, les volants sont très largement paramétrables et il est possible aussi de gommer les zones mortes des différents axes. L'inconvénient c'est qu'il va vous falloir un certain temps pour trouver votre meilleure configuration.


Autres petits inconvénients

Parmi les autres petits inconvénients de ce jeu on notera l'inexistence totale d'une communauté française, ce qui se traduit par l'absence de fichier de francisation et de la moindre ligne de documentation en français. L'essentiel de la documentation est disponible ici.

Si vous connaissez un peu d'anglais vous vous en sortirez. En cas de besoin la traduction instantanée de la page pourra vous aider un peu.
Beaucoup d'utilisateurs se trouvent dans les pays de l'Est, ce qui apparaît évident à voir les fichiers de traduction des menus proposés dans le jeu : anglais, allemand, russe, roumain, ukrainien...
C'est certainement le coté "rustique" du jeu qui attire les joueurs de ces pays, où beaucoup ont peu d'argent et de vieux ordis.

J'arrive bientôt à la conclusion de cet article et vous me direz que ce vous avez lu ne donne pas vraiment envie de se pencher sur Vdrift. Mais le jeu a quand même quelques très bonnes cartes à jouer : peu gourmand en ressources machine, multiplateforme, doté d'un moteur physique remarquable (même si pas très indulgent) et d'une trois 3D acceptable, on peut dire que 90% du boulot est déjà fait. Il ne lui manque que quelques à côté pour devenir un Live for speed totalement gratuit : un Multiplayer, un espace d’entraînement à la place du garage, quelques circuits plus orientés arcade pour s'amuser, façon Need for Speed, quelques réglages sur les voitures, ce qui ne revient jamais qu'à modifier depuis l'interface le fichier de configuration du modèle...
Etant donné que les développements autour du jeu ont repris, on peut espérer d'ici peu une version nettement améliorée. En attendant Vdrift reste tout de même très jouable. Tenir sur la route puis, une fois arrivé là, améliorer ses temps au tour constitue déjà un challenge intéressant.

Téléchargement

A partir du site officiel, sur Source Forge.

Version Windows
Version Linux



Note :
***

Rob Rob, janvier 20015

 




 
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