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War Thunder

Les simulations > Simulations aériennes

War Thunder


Il y avait longtemps que je ne m'étais pas penché sur un simulateur de vol. Mon choix s'est porté sur War Thunder, un MMO en free to play qui paraissait alléchant. C'est aussi, d'ailleurs, un simulateur de chars, puisqu'il est maintenant possible de grimper dans un blindé et de le piloter sur un champ de bataille. Enfin quand je parle de simulation, précisons que cette notion est ici très relative. Nous y reviendrons.
Habituellement, nous ne nous contentons pas de faire une critique du jeu ; nous vous aidons à l'exploiter au mieux, proposant même, quand c'est nécessaire, une aide à l'utilisation. Ici, ce sera un article en bref, qui se contentera de... survoler le jeu ! Pourquoi ? Par manque d'envie d'aller plus loin car, avouons-le, War Thunder ne nous a vraiment pas convaincu.

Titre

Genre

Plateforme

Note

 

War Thunder

Simulateur de vol et de blindés

Windows / Linux / Mac Os / Playstation 4

**


Le concept War Thunder


War Thunder et un MMO qui comporte des avions, des chars et navires datant de l'entre-deux-guerre jusqu'au début de la Guerre de Corée. Le jeu est développé par la société russe Gaijin Intertainment, connue pour ses simulations de vol. Lancé en 2013, il est toujours en béta ouverte librement accessible et gratuite. Il évolue, mais avec une certaine lenteur. Au début, seuls les avions étaient jouables ; depuis quelques temps, les véhicules blindés le sont également. A terme, les bateaux devraient l'être aussi...

War Thunder est disponible sur de nombreuses plateformes  : Windows, Linux, Mac Os et Playstation 4.
D'emblée il vous propose de choisir l'une des cinq nations jouables (États-Unis, Allemagne, URSS, Royaume-Uni, Japon), dans laquelle vous serez par la suite un peu cantonnée. Il est difficile en effet de faire une carrière dans plusieurs nations en même temps, car la progression dans une seule est déjà bien lente.  


Débuter

Au début trois vieux avions de chasse des années 30 vous sont proposés, généralement des biplans de conception ancienne, avec habitacle ouvert et train d'atterrissage fixe. Le plus moderne est le monoplan Boeing P26 (ci-contre), dont vous bénéficiez si vous choisissez le camp américain. Dans tous les cas, ce ne sont pas des Mustangs, mais ils se laissent facilement piloter et ils sont très maniables. Pas si mal pour commencer.
Vous pouvez partir très vite en mission en cliquant sur le bouton rouge «A la bataille !». Vous êtes alors projeté dans le ciel, sans décollage, pour des missions soit de chasse, soit d'attaque de véhicules ou de structures au sol. Le maniement de l'avion est extrêmement simplifié, avec une combinaison clavier-souris très intuitive mais totalement irréaliste. Vous pouvez toutefois opter pour un pilotage un peu plus réaliste en affichant les commandes et en choisissant Standard au lieu de Simplifié.
A noter : dans le ciel et sur les cartes, les icônes bleues représentent votre camp, les rouges le camp ennemi.


Mode carrière

Dans War Thunder vous avez un mode carrière qui me rappelle assez ceux des courses d'arcade, en beaucoup plus compliqué. En effet, les missions vous permettent d'accumuler de l'expérience et de l'argent, avec lesquels vous pourrez faire évoluer les caractéristiques de vos équipages (car chaque avion à son équipage, même les chasseurs monoplaces),  acheter de nouveaux avions et les upgrader progressivement en les dotant de pièces plus perfectionnés, d'armes et munitions plus puissantes. Bref, vous l'avez compris, par rapport à, l'exigence de réalisme, c'est un demi-tour à 180 degrés !

Comme dans un jeu de rôle, vos performances en vol découlent aussi en grande partie des caractéristiques de votre «équipage». En effet, même au commande d'un chasseur vous êtes un équipage composé d'un pilote, d'un artilleur et d'un mécanicien (pour les blindés c'est encore plus compliqué puisqu'il y a conducteur, chef de char, canonnier, radio...). Chacun d'eux est doté de caractéristiques que vous devez faire évoluer vous même en répartissant les points que vous avez gagné au combat. Quand vous tirez sur une cible au sol, votre efficacité va ainsi dépendre de si vous visez bien réellement mais aussi de si vous avez bonne vue en tant que pilote et êtes précis en tant qu'artilleur.
Comme vous avez plusieurs avions, vous avez plusieurs équipages distincts, ce qui ne rend pas les choses plus simples.


Ce que j'en pense ?

Ma première tentation, après quelques heures d'utilisation a été de le supprimer rapidement de mon ordinateur. Peu de jeux m'ont en effet rebuté davantage que ce War Thunder. Je trouve :
1/ Que trop d'éléments du jeu ne sont pas terminés ;
2/ Que le concept est compliqué, irréaliste, loupé ;
3/ Que l'interface est déplorable.
Néanmoins, il a aussi des qualités indéniables ; il finira par être proposé en version finalisée et certains trouveront le concept de jeu à leur goût, même s'il manque de réalisme. Beaucoup même le trouve déjà à leur goût puisque Gaijin revendique 5 millions d'utilisateurs. Je vais donc me livrer à un classique «points forts – points faibles».


Point forts


Un vrai free to play : ce n'est pas négligeable. Vous pouvez jouer et avancer dans le jeu sans débourser un kopek. Ok, vous progresserez lentement et vous ne changerez pas d'avion tous les jours. Vous trouverez que le jeu est répétitif étant condamné à farmer pour accumuler de l'expérience et de l'argent. Mais vous aurez quand même de quoi faire.
Petit bémol : pour accéder aux campagnes solo, vous devez payer une vingtaine d'euros (chacune). Mais elles n'offrent pas d'arguments supplémentaires majeures et Gaijin semble les avoir plus ou laissé tomber.

Graphismes superbes : c'est le gros point fort du jeu. Avec une machine de gamer les graphismes sont vraiment au top. Avec une banale machine de bureau, ça reste encore très correcte et fluide. En vue cockpit, le comportement de l'avion, notamment les petits soubresauts dus aux turbulences de l'air sont particulièrement immersifs, de même que les bruitages, comme les impacts de balles dans le fuselage.
Le modelage des avions a été aussi particulièrement peaufiné. Du beau travail, qui séduira tous ceux qui s'intéressent à l'aviation militaire de 1930 à 1950.

Un contenu énorme : plus de 500 avions et blindés, soigneusement modélisés et qui comprend non seulement des chasseurs, mais des patrouilleurs maritimes, des bombardiers lourds et moyens, des tank killer...
Les théâtres d'opération bénéficient aussi de décors particulièrement réalistes et correctement inspirés de la réalité historique. Des lieux particulièrement emblématiques ont été reconstitués comme Stalingrad ou Pearl Harbor, mais aussi des environnement typiques comme les îles du pacifique, les rizières chinoises, les fjords norvégiens, les plaines russes, le désert libyen...

Les points faibles

Interface affreuse : la première chose qui frappe, au lancement du jeu, c'est l'interface incroyablement brouillonne. Il y en a de partout ! Un puzzle de 1000 pièces avec des boutons, des menus, des arborescences compliqués éparpillés dans tous les sens ! Le joueur est balancé sans aide dans cet univers inintelligible et ce ne sont pas les quelques tutoriels proposés, d'ailleurs très mal faits, qui vous aiderons beaucoup.


Trop d'irréalisme : en mode arcade le pilotage de l'avion est vraiment loufoque. Vous pouvez rester le nez pointé vers le ciel ou tourner indéfiniment sur la tranche sans que cela ne pose de problème. Les mouvements de l'avion dans l'air sont particulièrement irréalistes et sautillant, ce qui personnellement me gêne aussi beaucoup. De plus les commandes de profondeur sont inversées : pour lever le nez, il faut pousser la souris vers l'avant.
Si vous abandonnez le modèle simplifié pour le modèle standard, vous obtenez quelques chose qui ressemble davantage au vol d'un avion. La commande de profondeur est revenue dans le bon sens : si vous poussez la souris, vous piquez et non l'inverse. Votre avion et vous même subirez l'effet des G (un peu) et il sera plus difficile à diriger. Malgré tout on est encore loin d'un modèle dynamique réaliste...
Une fois dans le ciel, vous pouvez croiser pratiquement tous les matériels. Vous vous battez avec votre vieux Boieng P26 poussif mais vous rencontrez des P51 Mustangs, des Focke Wulf  190, des bombardiers et à peu près n'importe quoi d'autre. Une ménagerie burlesque.
Quand au mode carrière, il est aussi compliqué que comique. Depuis quand faut-il acheter son avion pour aller à la guerre ? Ou payer pour avoir des canons plus performants ? Une carrière de pilote d'avion c'est quand même assez différent d'une carrière de pilote de voiture de course.

Pas fini : l'interface française est moitié en français petit nègre, moitié en anglais non traduit. Par exemple, dans les commandes vous avez une touche pour «la fusée». C'est quoi la fusée ? Une fois en vol, je découvre que ce sont des roquettes. De tels exemples sont légions.
Plus grave : il est pratiquement impossible d'utiliser convenablement un joystick. J'en ai plusieurs, un peu anciens mais des modèles de grande marque en principe bien documentés. Je n'ai pu faire marcher correctement aucun des trois. Chapeau chinois non-fonctionnel pour les vues de coté, nombreux boutons non-affectés malgré plusieurs tentatives... Et surtout plantage du jeu.
Le réglage au clavier de certains éléments de l'avion comme les freins ou la gouverne de direction est tout simplement cauchemardesque.
Ci-dessus : on peut aussi piloter des chars. Ici un T34 russe...

Pas joueur : enfin, dernier défaut, les missions sont assez répétitives et d'une manière générale pas très passionnantes. Surtout les missions rapides en mode arcade et les missions classées dans le groupe Simplifié. La plupart du temps elles commencent en plein ciel puis, quand votre camp perd ou gagne la partie, hop, c'est terminé. Pas d'atterrissage.
Vous pouvez choisir des missions plus réalistes. Il faut passer par Batailles personnalisées et sélectionner les Batailles réalistes, en bas de l'écran. En matière de réalisme ce n'est toujours pas vraiment ça, mais ce sont les missions les plus intéressantes, avec souvent un décollage et un atterrissage.
J'ai essayé les Batailles en mode simulation. Mais outre qu'elles sont peu nombreuses, elles sont aussi beaucoup moins pratiquées. Il n'y a pas beaucoup de monde sur les serveurs. Quand elles démarrent au sol, systématiquement, l'avion est sur la piste, moteur arrêté. Je n'ai jamais pu mettre le moteur en route. J'ai eu beau regarder l'aide, je n'ai trouvé aucune solution pour lancer le moteur, même dans le menu Commandes complètes. Frustrant.
Une fois en l'air dans ce mode simulation, on n'a plus droit qu'à la vue cockpit. Mais comme on ne peut pas regarder sur les cotés on tourne en rond sans rien voir, comme équipé d’œillères. On a voulu bien faire, mais c'est loupé.
J'ai pas mal d'autres griefs, mais je pense que ça suffira comme ça.  Pour moi, ce War Thunder est un jeu raté réalisé à partir d'éléments de premier choix. Tout le monde ne sait pas faire la cuisine ! D'accord, il est encore en béta et sera sûrement amélioré ; mais je ne crois pas du tout qu'il deviendra bon un jour. Maintenant, vous pouvez bien sûr penser différemment.

Le noter à été particulièrement difficile. Finalement, je me suis dit que 2 étoiles serait assez juste. Après tout, les simulateurs de vol sont rares et beaucoup s'en contenteront faute de mieux. D'autres ne seront pas rebutés autant que moi par le manque de réalisme.

Téléchargement

Pour télécharger le jeu, rendez-vous sur cette page. Commencez par créer un compte, puis téléchargez le jeu. Le bloc de base fait à peu près 1,5 Go, ce qui va déjà prendre un moment. Vous pourrez, en cliquant sur «A la bataille !» accéder à ses missions simples. Mais si depuis le menu vous cliquez sur Batailles personnalisées, le jeu vous demande si vous voulez charger le contenu correspondant. Si vous répondez-oui (et vous devrez le faire à un moment ou un autre) allez faire autre chose pendant deux ou trois heures car il y a plus de 5 Go à rapatrier. On n'était pas encore le premier avril, sinon j'aurai cru à un poisson...

Ressources sur Internet

Vous en aurez bien besoin. Il y a tout d'abord cette petite série de vidéos sur le site officiel. Elles sont en anglais sous-titrés. Mieux vaut avoir un doigt sur la touche pause parce que ça va vite. Mais elles sont utiles.
Cette vidéo sur Youtube est bavarde et un peu longue et bavarde mais en français. Elle donne des indications très précieuse sur les réglages du jeu et sur les aspect tactiques.  
Enfin il y a tous les guides du site Eclypsia, très utiles étant donné la complexité du jeu et l'absence d'aide en ligne.



Note : **

Rob Rob, avril 2015





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